Transformation urbaine : Venise (concours, mention spéciale, 2012)

Co-porteur de projet avec Sébastien Clément architecte, Concours W, Projet Mentionné : projet de réhabilitation territoriale, urbaine et architecturale fondé sur un respect de la mémoire industrielle du lieu, la proposition cherche à démontrer la pertinence d’une reconversion généralisée des hangars existantes en habitations en bandes.

 

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« L’ambition de la modestie »

Comment reconquérir des bâtiments industriels à Venise, transformer leur usage tout en conservant leur identité ? Comment créer un tissu durable et contemporain dans le respect du caractère singulier de l’île, de l’esprit du lieu ? A ces questions, le projet tente de répondre par une approche éthique plutôt qu’esthétique, cherchant à révéler une qualité du déjà là, à habiter, plutôt qu’une quantité nouvelle à visiter… Les grands pignons typiques des bâtiments industriels réhabilités sont conservés au profit du dessin de façades domestiques sur les côtés latéraux. La structure y est mise à nue. Son rythme étant adapté à des trames de logement, le nouveau programme s’y insère aisément. Dans la même logique, l’angle de l’île à l’intersection des canaux est maintenu ouvert, conservant ainsi son rôle historique d’entrée sur le site. Des commerces et terrasses y prennent place et apportent dynamisme et activité au nouveal espace urbain en dialogue avec les canaux. De nouveaux bâtiments s’insèrent sur le site dans le respect des gabarits existants, construits depuis des matériaux semblables ou dérivés : béton, panneaux de terre cuite, acier et bois. L’intervention développe une cohérence de ré-utilisation et de ré-interprétation des matériaux et de leur mise en œuvre. Basés sur la multiplication conceptuelle des trames de l’existant, les nouvelles constructions prennent naturellement place sur le site dans des ilôts comparables aux hangars existant, de par leur taille et leur alignement. La rencontre de la géométrie rectiligne du bâti existant ou projeté et de la forme de l’île crée le viaire, un tissu composé d’un entrelacs généreux entre les masses bâties. Que ce soit du canal à la baie Est ou du parc au Sud au Nord de l’île, les rues, promenades et places publiques, végétalisées ou ponctuées d’une fontaine ou d’un fil d’eau  s’étirent, s’élargissent, et donnent lieu à des perceptives inattendues et dynamique, dans une logique de tissu typiquement italienne.