Une réhabilitation sincère (3) (appartement, 2018)

Réhabilitation et reconstruction complète d’un trois pièces de 80m2 dans le 11e arrondissement parisien, 2018, pour une maîtrise d’ouvrage privée. Budget: 75.000 euros. Mission complète en tant qu’architecte indépendant. Avec atelieroptimiste menuiserie, SGB entreprise générale Anne Derian artiste céramiste et Giaime Meloni photographe.

 

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Poursuite des recherches précédemment engagées avec les projets de réhabilitations d’appartement précédemment réalisées à Paris 18e (2014) et Paris 13e (2017) et leurs expérimentations sur la mise en visibilité des réseaux électriques au sein d’élements esthétiques-symboliques capables d’offrir compréhension et identité à la réhabilitation. Une grande part de la mission porte sur le dessin de mobilier bois sur mesure (en dialogue avec Atelier Optimiste Menuiserie). Un «totem» est installé dans la salle de bain et l’électricité intégrée au mobilier autant que possible. Livré juin 2018.

 

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Une réhabilitation sincère (2) (appartement, 2017)

Réhabilitation et reconstruction complète d’un trois pièces de 70m2 dans le 13e arrondissement parisien, 2017, pour une maîtrise d’ouvrage privée. Budget: 35.000 euros. Mission complète et construction partielle des travaux en tant qu’artisan. Avec Giaime Meloni photographe.

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Le projet repense l’entièreté de la disposition intérieure pour optimiser le potentiel du logement. L’existant, dans un immeuble du XXe siècle, est en très mauvais état : les pièces sentent très mauvais, le papier-peint défraichi est sale, les plafonds gras et jaunis. Seul le mur porteur central de l’appartement est conservé, l’ensemble des autres cloisons sont abattues. Du mobilier est dessiné sur mesure à partir des planches récupérées dans la déconstruction. Et pour refermer les différentes pièces, un déroulé de portes sur mesure en bois clair toute hauteur (2,70m) est proposé : fermées, ces portes forment un pan de bois continu au cœur de l’appartement ; ouvertes, elles disparaissent complètement pour laisser les plafonds filer… Dans cette optique, un faux-plafond est installé : il permet d’obtenir l’effet visuel de continuité voulu, et de desservir toute l’électricité de l’appartement en connectant de nouveau « totem », en métal plié. Ces derniers sont, cette fois, courbes: peints de la même couleur que les murs (RAL 9010), ils s’effacent du côté courbe pour donner l’impression d’un mur bosselé, et s’affichent du côté des prises et interrupteur noirs, en venant perpendiculairement se rattacher à la paroi. Huit petites vis dorées par totem installent ceux-ci aux murs telles de petites boutonnières délicates…

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Transformation : une école de l’écosophie (concours, 2016)

Projet de transformation avec F. Guérant, R. Péricaud, J. Brouck (ex-Lamaa) pour le concours Young Architects Competitions : recyclage d’une ancienne usine de carton en école de l’écosophie et incubateur d’entreprises durables, à Marzabotto, Italie. Depuis une réhabilitation basée sur le respect de l’existant et le réemploi, le projet se veut être un lieu de rencontres conviviales pour les différentes populations du site.

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Perspectives : Mathias Rollot.

 

Une école de l’écosophie

The School of Ecosophy propose a vision of ecology which is not only environnemental, but also social and mental (F. Guattari). By trying to understand the possible meeting between artificialities, eco-metabolisms and human existence, the School of Ecosophy aims at recycling our settlements, pratices and imaginaries about the ways to organize and move toward more nature-respectful human eco-territories. For this reason, its ecosophic approach keep in mind Ivan Illich’s remarks that « new models constantly renovate poverty » and stay very careful about nowadays technological must-have. Thus, by insisting on the richness of having a dynamic exchange between mutations and permanences, transformations and continuity, the School of Ecosophy tries to show, in its own building, how this kind of «dynamic exchange» might be stimulating, vivifying. It articulate low-tech re-use, traditionnal material and local ressources and skills with the up-to-date solar panels, or the brand new phosphorescent algae lamps. And, doing so, try to propose, in its own architecture, a few pragmatic directions to develop new symbiosis for the oekoumene. So that anything could be thrown away, « because there is no « away » » (K. Sale, The Bioregional Vision). By its own architecture, it argue that «the best waste is the one you don’t produce», and thus that «the best space is the one you don’t transform», and aims toward an strong eco-minimalism. Its philosophy is focused on saving energy, and considering embodied energy, rather than in producing and consuming energy. The very particular aesthetics that results from this «biolocal» philosophy is an architecture that deals with the existing, choose to respect it, and, as much as possible, to use it, rather than to transform it in to a useless antiquity that would need to be thrown away. Showing by this that the richness of the past is not only the Etruscan’s ruins, and that also our industrial past shall be considered and respected for what it is.

Transformation : centre culturel arménien (concours, 2e prix, 2014)

Co-porteur de projet avec F. Guérant, R. Péricaud, F. Pasini pour le concours « Sèvres 2015 » : un centre culturel arménien, mémorial, équipement bibliothécaire, partie muséale et jardin public. Le projet remporte la 2e place et une réalisation est envisagée.

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Dessins: Rosalie Péricaud. Perspective: Filippo Pasini.

 

« Hayastan Resilience »

Comment travailler la reliance et la complexité de la demande programmatique pour ouvrir vers une résilience salvatrice après la catastrophe ? Comment proposer non seulement un musée et un mémorial à la mémoire du génocide mais de façon plus générale un lieu dédié à l’Arménie, sa culture, son peuple ? La proposition répond par la complexité et la reliance, en ce qu’elle tente de croiser les champs disciplinaires (paysage, poésie, architecture, philosophie, sculpture) et les techniques de représentations (textes, croquis, plans et représentations numériques, …) pour essayer de constituer un lieu dans toute son épaisseur historique, symbolique et sensible. Pour respecter la façade du bâtiment existant réhabilité, le projet choisit de s’enterrer, prenant sa lumière par patios ; et laissant s’épanouir le jardin-mémorial avec ses sculptures au dessus de lui. Le projet cherche à fonder un lieu qui ne serait ni une enclave arménienne à Paris, ni un Paris présentant de simples images de l’Arménie – mais plutôt une entité autonome et sincère, affichant sa position riche d’espace de partage et de rencontre entre des milieux et des singularités différentes. C’est cette position complexe de l’entre que nous avons essayé de dessiner, de graver dans l’espace. Un entre passé et devenir, entre mémoire et pédagogie, entre peuples en dialogues… Un entre qui peut-être sera à même de servir de catalyseur à une résilience arménienne toujours à l’oeuvre.

Une réhabilitation sincère (1) (appartement, 2014)

Reconstruction complète d’un petit deux-pièces dans le 18e arrondissement parisien en 2014. Mission conception complète et construction partielle des travaux en tant qu’artisan ; maîtrise d’ouvrage privée ; surface 29m2 ; budget 25.000€.

PLAN

Une transformation par valorisation de l’existant (redécouverte des briques derrière le plâtre, du parquet massif sous le lino, des alcôves le long des cheminées autrefois cachées par des placards, des petits carreaux de carrelages de la cuisine, etc.). 

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Le réseau électrique est laissé apparent en plafond, et descend ensuite dans des « totems » bois dessinés sur mesures : il n’y a aucune saignée dans les murs de l’appartement. Ce système de « totem » en bois accueille toute l’électricité – prises de courant, interrupteurs et câbles –, et de câbles suspendus au plafond existant qui connectent les totems au tableau électrique installé dans une boite de bois à l’entrée de l’appartement… Les câbles servent à rythmer les pièces et desservir au passage les plafonniers, les totems rythment les murs, servant aussi à l’occasion de poteau d’angle. 

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Rendre les réseaux visibles, c’est d’une part les rendre accessibles – ce qui facilite leur entretien, réparation et surveillance et donc leur durabilité -, et d’autre part c’est faciliter leur mise en œuvre. Cette démarche ouvre la possibilité d’une construction de qualité (nécessairement soignée, puisque les réseaux sont désormais apparents et que donc tout détail compte), tout en respectant fortement l’existant, en évitant tout besoin de « saignées » dans les murs existants. Outre ses promesses architecturales, la démarche est aussi pensée comme une méthode de capacitation de l’habitant : cela signifie non seulement que l’usager est conscient de la présence des réseaux, leur quantité et qualité, mais aussi qu’il est capable d’un prendre soin plus efficace de ces derniers. En tout cela, il est question d’une pensée de cohérence entre éthique et esthétique qui permettrait d’éviter les simulacres, décors et autres masques de la conception spatiale.

Transformation : deux extensions ordinaires (maison, 2012)

Deux extensions (sur rue et sur cour) pour une maison sur une petite parcelle, à Saint-Dizier (52), en collaboration avec l’architecte Filippo Selmi. Mission complète, surface : 50m2 + 35m2,, budget 150.000€, études 2011 – livré été 2012.

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Insertion dans un patrimoine banal

Le projet propose une extension aux volumes, matière, textures et couleurs en bonne insertion avec le contexte ordinaire que constitue le quartier. De manière à ce que ces extensions maçonnées puissent apparaître comme les strates les plus récentes d’une histoire de ville construite année après année – joyeux bricolage sans noms ni règles explicites. Ainsi conçue et construite sur le muret existant sur rue, l’extension sur rue (une salle de bain avec patio et jacuzzi extérieur) disparaît en tant qu’extension. Elle devient un volume de plus parmi ceux déjà existants tout autour. Composé sur un principe de toit à une pente avec ouverture zénithale au nord et baie vitrée au sud, elle tente de limiter les pertes de lumière pour la maison existante en s’articulant au mieux avec les ouvertures du déjà-là. Le budget, confortable, est saisi par le luxe intérieur – l’extérieur s’inscrivant dans la modestie (voire, la pauvreté) de l’environnement bâti sans prétention.

Un centre sportif : piscine, patinoire (concours, 2012)

Chef de projet du concours pour un centre sportif (piscine scolaire, patinoire hivernale couverte et gymnase) au lieu-dit Les Rojalets, en Suisse. Avec Hélène Duault, au sein de l’agence Beckmann N’Thépé & Associés (hiver-printemps 2012).

 

Plan 1

Coupe 1

 

« A ciel ouvert »

À ciel ouvert, des jeux d’eaux, des jeux d’états, sans états d’âme. D’une pellicule de glace domestiquée à un bassin chauffé et aseptisé, l’eau dans tous ses états fonde le programme tout autant que le concept architectural : l’horizontalité toujours subtile de ces états changeants, la fluidité instable, l’éphémère sont les composantes d’un projet à la fois mesuré, ambitieux et respectueux de son environnement proche.

Depuis le parking commun, abondamment planté, on accède à un cheminement paysager qui contourne le bâti, révélant les terrains de sport au fil d’une promenade longeant la patinoire par le sud. Travaillée dans une pente légère, elle guide jusqu’au hall d’accueil, pièce d’articulation du programme, qui dessert à la fois patio, espace nautique et cafétéria. Encore plus loin, la connexion avec le lycée.

Tout du long, la porosité invoquée par le projet invite quant à elle le visiteur à pénétrer librement sous les couvertures, et place l’espace couvert polyvalent de la patinoire dans une situation d’adaptabilité et de fonctionnalité extrême. Délicatement enveloppé dans un rideau au gré des saisons, celui-ci s’abrite docilement des intempéries, tandis que des volumes fragmentés, dans lesquels sont répartis les fonctions du programme, viennent soutenir spatialement sa centralité, et offrir un support aux gradins qui s’y installent au milieu d’une végétation abondante.

Un même principe de fragmentation poreuse se développe dans tout le projet, et c’est ainsi que, confortablement installé dans un paysage aérien de gradins végétalisés, le visiteur savourera aussi, avec le spectacle offert par les nageurs parcourant le bassin quelques mètres en contrebas, la neige se déposant sur les arbres plantés près de lui, de l’autre côté d’une paroi vitrée discrète, garante du confort intérieur de l’espace nautique.

Allégorie du phototropisme, une porosité verticale permet au végétal de s’enfuir à travers elle : sous les ouvertures de la toiture, des jardins, à ciel ouvert. Et au travers des excroissances qui s’y développent, il semble que le toit lui-même cherche à s’échapper vers la lumière…

 

Facade 1

Coupe 2