Workshop « Passages », Shanghai (2015)

Participation (Mathieu Delorme, Thibault Barbier, Adèle Sorge (ateliergeorges), Mathias Rollot, Chen-Yu Zhou) au workshop international « Créer de l’urbanité par les passages », in-situ (Shanghai). Organisé par l’IVM (Institut pour la Ville en Mouvement) le concours proposait de s’interroger sur le devenir du site de l’Exposition Universelle de Shanghai de 2010.

Passages matériels et immatériels

Comment faire dialoguer l’attractivité internationale du quartier d’affaires en construction et les richesses et spécificités de la vie urbaine locale? Comment maintenir un lien avec la géographie du lieu, et former des tissus habités capables d’entrer en résonance avec le fleuve, la topographie ou encore la climatique du site? L’hypothèse proposée est celle de la coexistence. Et c’est au travers du développement d’outils physiques ou symboliques d’articulations de coexistence que l’équipe développa des passages capables d’ouvrir vers des lieux communs partagés par des communautés multiples…

 

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Dessins : Thibault Barbier.

EUROPAN 12 : Porto Brandao (finaliste) (2013)

Co-porteur de projet avec Antoine Bégel et Marine Favennec (Commune architectes), architectes, pour le concours européen EUROPAN 12. Projet Finaliste.

Quelle reconversion d’un territoire délabré sans économie ? Comment redonner vie à moindre frais à un village en déshérence ? Le projet propose de concentrer l’intervention en trois « Structure de reliance » (mobilité+espace public+réhabilitation architecturale) pour offrir des lieux partagés capables de devenir les catalyseurs d’un nouveau développement.

Relinking Structures

Main issue : how to socially, economically and esthetically regenerate Porto Brandao ? And how to permit this new coherence to the site at both local and global scales without destroying the surrounding nature ?

Hypothesis : we sustain that it is by respecting and valorizing of the existing that the site may be regenerated. By “existing” we’d like to aim on human, built, and natural aspects, all together. Three terms to resume the proposition : rely, respect and reinforce to regenerate.

 

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To promote a local agriculture production is a way to absorb both ecological and economical crisis, and to positively react to future possible changes that may occur. “To create is to resist”, used to say Gilles Deleuze.

To propose an urban intervention on a territory, it’s also to give visibility. Why don’t take this opportunity to display, focus and promote the innovate initiatives in terms of sustainability and proximity ? The project aims at embodying the short cycle which is proposed through local agriculture and consumption. From local production to market or consumption places, agriculture and its production are seen as an opportunity for the territory to regenerate.

 

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Far away from the idea of “adaptable” or “customizable” city, that’s the way we’d like to think an adapted city, a city which would be adapted to our ever-changing world.

Thus, “Relinking Structures” concept has been created to answer Porto Brandao’s need of regeneration. It’s a completely new invention, thought and design to answer the site’s issues. A series of criteria has been etablished to form so this hybrid combination of buildings, places, transports equipments and programmatic proposition. A series of criteria that aim, all together, at regenerating the city.

Transformation urbaine : Venise (concours, mention spéciale, 2012)

Co-porteur de projet avec Sébastien Clément architecte, Concours W, Projet Mentionné : projet de réhabilitation territoriale, urbaine et architecturale fondé sur un respect de la mémoire industrielle du lieu, la proposition cherche à démontrer la pertinence d’une reconversion généralisée des hangars existantes en habitations en bandes.

 

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« L’ambition de la modestie »

Comment reconquérir des bâtiments industriels à Venise, transformer leur usage tout en conservant leur identité ? Comment créer un tissu durable et contemporain dans le respect du caractère singulier de l’île, de l’esprit du lieu ? A ces questions, le projet tente de répondre par une approche éthique plutôt qu’esthétique, cherchant à révéler une qualité du déjà là, à habiter, plutôt qu’une quantité nouvelle à visiter… Les grands pignons typiques des bâtiments industriels réhabilités sont conservés au profit du dessin de façades domestiques sur les côtés latéraux. La structure y est mise à nue. Son rythme étant adapté à des trames de logement, le nouveau programme s’y insère aisément. Dans la même logique, l’angle de l’île à l’intersection des canaux est maintenu ouvert, conservant ainsi son rôle historique d’entrée sur le site. Des commerces et terrasses y prennent place et apportent dynamisme et activité au nouveal espace urbain en dialogue avec les canaux. De nouveaux bâtiments s’insèrent sur le site dans le respect des gabarits existants, construits depuis des matériaux semblables ou dérivés : béton, panneaux de terre cuite, acier et bois. L’intervention développe une cohérence de ré-utilisation et de ré-interprétation des matériaux et de leur mise en œuvre. Basés sur la multiplication conceptuelle des trames de l’existant, les nouvelles constructions prennent naturellement place sur le site dans des ilôts comparables aux hangars existant, de par leur taille et leur alignement. La rencontre de la géométrie rectiligne du bâti existant ou projeté et de la forme de l’île crée le viaire, un tissu composé d’un entrelacs généreux entre les masses bâties. Que ce soit du canal à la baie Est ou du parc au Sud au Nord de l’île, les rues, promenades et places publiques, végétalisées ou ponctuées d’une fontaine ou d’un fil d’eau  s’étirent, s’élargissent, et donnent lieu à des perceptives inattendues et dynamique, dans une logique de tissu typiquement italienne.