Critique de l’habitabilité (2017)

« Critique de l’habitabilité » est un ouvrage de recherche issu de la Thèse de Doctorat en Architecture « Elements vers une éthique de l’habitation », paru à l’automne 2017 aux éditions Libre et Solidaire, à Paris.

4e de couverture

A travers une enquête utilisant les concepts de la philosophie et de l’architecture, en passant par ceux de la critique sociale et de l’écologie, l’auteur décline les différents sens du mot « habiter ». Loin des discours convenus et démagogiques de la classe politique, il nous propose des interprétations inédites et novatrices. Cette critique de l’habitabilité est aussi une critique du système capitaliste ethnocentré qui veut imposer sa vision d’une société humaine uniforme n’ayant d’autre valeur que le profit. Cette réflexion nous montre qu’il existe mille et une manières d’habiter et de penser le monde. Elle nous invite à décoloniser nos imaginaires pour privilégier nos manières d’être en commun.

ISBN : 9782372630399, 227p.

Reconnaissances

– Ouvrage dans la sélection des livres de l’année 2017 d’Archiscopie (n°13, janv. 2018).

– Ouvrage dans la « Sélection éditoriale » de nombreux sites spécialisés : revue en ligne Archibooks (sélection de novembre), plateforme en ligne Chroniques d’architecture, revue en ligne ArchiLib, la Fondation de l’Ecologie Politique, librairie Quai des brumes, librairie Volume, etc.

Débats publics autour de l’ouvrage

« Sciences de l’habitabilité : intérêts, mythes et dépossessions », débat, Montreuil, Zeugma, octobre 2017.

La conception architecturale (2017)

« La conception architecturale, méthodes, réflexions, techniques », est un ouvrage à visée pédagogique oscillant entre épistémologie théorique et manuel pratique pour l’architecture. Il est paru aux editions de l’Espérou à l’été 2017 avec le soutien du laboratoire LIFAM de l’ENSA Montpellier.

4e de couverture

Qu’est-ce que le projet d’architecture, et comment le concevoir ? Oscillant entre réflexions théoriques et conseils pratiques, « ce guide » accompagnera les concepteurs, qu’ils soient étudiants, jeunes praticiens ou chercheurs en architecture. Au fil de vingt-six petits chapitres illustrés, il cherche à expliciter les différentes problématiques posées par le processus de conception, et à soulever, à l’occasion, quelques stratégies et tactiques à mettre en oeuvre pour s’y confronter.

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ISBN : 9782912261830, 208p.

Reconnaissances

– Ouvrage choisi par la revue AMC pour sa sélection des livres de l’année. Cf. AMC, Une année d’architecture en France 2017, janv. 2018.

– Ouvrage dans la « Sélection éditoriale » de plusieurs sites spécialisés, dont ArchiLib et la librairie Volume.

Débats publics autour de l’ouvrage

« Ecrire sur la conception architecturale », débat avec Margaux Darrieus, organisé dans le cadre des Rencontres de la Médiathèque de l’ENSAVT Marne-la-Vallée, janvier 2018.

Lignes d’univers. Métamorphoses des vies urbaines (trad., 2017)

« Lignes d’univers. Metamorphoses des vies urbaines » est un ouvrage de recherche de Bruno Giorgini et Chris Younès traduit en français (inédit) par Mathias Rollot (pour la partie écrite par Bruno Giorgini en italien), paru en juin 2017 à Paris chez l’éditeur Les points sur les i.

4e de couverture

Au travers d’un questionnement renouvelé sur ce que signifie la ville aujourd’hui, le dialogue d’une philosophe et d’un physicien met en lumière des correspondances entre trajectoires et récits, science et fiction. L’hypothèse de lignes d’univers citoyennes s’offre comme nouvelle saisie « éco-métrique « des métamorphoses urbaines: l’ouvrage développe la perspective théorico-pratique d’un nouveau paradigme refusant de s’admettre dépassé quand il est question de dire comment nous en sommes arrivés là, mais ouvrant au contraire sur l’imagination d’autres possibles.

Biographie de l’auteur traduit

Bruno Giorgini, physicien, chercheur associé à l’Institut national de physique nucléaire, Italie. Il a travaillé notamment en Relativité Générale et cosmologie, sur les systèmes complexes et il a fondé et dirigé le laboratoire de Physique de la Ville de L’Università di Bologna.

ISBN : 978-2-35930-221-9 ; 152p.

Une réhabilitation sincère (2) (appartement, 2017)

Réhabilitation et reconstruction complète d’un trois pièces de 70m2 dans le 13e arrondissement parisien, 2017, pour une maîtrise d’ouvrage privée. Budget: 35.000 euros. Mission complète et construction partielle des travaux en tant qu’artisan. Avec Giaime Meloni photographe.

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Le projet repense l’entièreté de la disposition intérieure pour optimiser le potentiel du logement. L’existant, dans un immeuble du XXe siècle, est en très mauvais état : les pièces sentent très mauvais, le papier-peint défraichi est sale, les plafonds gras et jaunis. Seul le mur porteur central de l’appartement est conservé, l’ensemble des autres cloisons sont abattues. Du mobilier est dessiné sur mesure à partir des planches récupérées dans la déconstruction. Et pour refermer les différentes pièces, un déroulé de portes sur mesure en bois clair toute hauteur (2,70m) est proposé : fermées, ces portes forment un pan de bois continu au cœur de l’appartement ; ouvertes, elles disparaissent complètement pour laisser les plafonds filer… Dans cette optique, un faux-plafond est installé : il permet d’obtenir l’effet visuel de continuité voulu, et de desservir toute l’électricité de l’appartement en connectant de nouveau « totem », en métal plié. Ces derniers sont, cette fois, courbes: peints de la même couleur que les murs (RAL 9010), ils s’effacent du côté courbe pour donner l’impression d’un mur bosselé, et s’affichent du côté des prises et interrupteur noirs, en venant perpendiculairement se rattacher à la paroi. Huit petites vis dorées par totem installent ceux-ci aux murs telles de petites boutonnières délicates…

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Installation artistique : « Souvenirs » (2017)

Avec Giaime Meloni photographe : « Souvenirs » est un diptyque texte-photographie, initialement prévu pour former un accrochage exposé au sein de la « revue-résidence » sous le commissariat de Parand Dânesh Demain dès l’aube n°1, Les lieux de mémoires, Paris, PSL-Sacre / La Paillasse, en mars 2017. Texte Mathias Rollot et photographies Giaime Meloni.

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Souvenirs. Terminologie sans attache. Utilisé dans les non-lieux du tourisme, duty-free aéroportuaires, gadget shops et autres négoces déracinés, le terme est employé pour désigner un bien de consommation conçu et vendu pour servir d’aide-mémoire aux amnésiques. Le souvenirs peut revêtir une multitude d’apparences, prendre la forme d’un objet, aimant, badge, chapeau, tee-shirt, bouteille, équipement électronique, sac en papier, étiquette plastique. Tout ce qui peut être absolument inutile est absolument approprié pour servir de souvenirs. Les souvenirs les plus représentatifs sont des figurines en mémoire d’un lieu – ou plutôt en mémoire d’un lieu ayant eu lieu, un jour, à cet endroit même où aujourd’hui s’achètent leurs ersatz kitsch. Produites nulle part, transportées on ne sait comment (qui a jamais croisé un livreur de souvenirs ? Les taxis ne prennent pas ces passagers-là), les effigies plastiques poursuivent leurs vies sur des étals à peine plus situés, au sein d’espaces sans âmes. Leurs lumières blafardes de néons blancs électriques pauvres paniques assomment littéralement le sujet sensible, qui bien souvent s’effondre sur le carrelage Leroy Merlin sans mot dire, d’un coup d’un seul. Etaient-ce les ondes électro-magnétiques, s’agissait-il de l’air intérieur, l’oreille interne avait-elle à voir avec tout cela ? Quoique de nombreux laboratoires travaillassent sur le sujet, les causes devaient rester incertaines. Toujours est-il que les trois cadavres retrouvés la semaine dernière dans les tunnels du métro Anvers portaient des marques qui ne laissent que peu de place à l’interprétation. Un choc sur la tête, la rétine fissurée, les tympans brisés et la cervelle brulée de l’intérieur – c’était pas beau à voir. Mais peu importe les morts, c’est trop tard pour eux de toute façon. Ils n’avaient qu’à clapser ailleurs, comme tout le monde. Quelle idée, aussi, d’aller se foutre sous le faux-plafond à dalles, tout concis entre les placoplâtres et les enseignes clignotantes, les offres promotionnelles et les caisses enregistreuses ? Faut être con quand même. Je leur aurais dit, moi, s’y m’avaient demandé ! Tout le monde connaît ces endroits où la pulsion humaine se satisfait à merveille du caractère non-spécifique de l’espace et de ses fonctions ; là-même où, aujourd’hui – ou hier peut-être (quand était-ce, déjà ?) -, je végétais moi aussi, au chaud, satisfait sous l’air climatisé, l’œil hagard et le pied mou, déambulant au hasard des rencontres, éblouis par deux frigos repeints aux couleurs écologiques du coca-cola life et des Granola équitables, coincés entre une sortie de secours, un poster que personne n’a jamais vraiment pris le temps de regarder et un chihuahua, égaré lui aussi (sa laisse se déplie vers une inconnue jamais vraiment envisagée elle non plus (la pauvre, ça doit pas être facile quand on y pense. Heureusement, elle a son chien (d’ailleurs on en a pas, des chiens comme ça, par chez nous (pas mal aussi, comme souvenirs, le dog (ça s’achète où les chihuahuas, au fait ?).).).).). Las – d’être inutiles, non sollicités, éteints / en veille, franchisés, smartphonisés, soufflés comme un plat au fromage puis retombés de peine perdue -, les neurones étaient partis en voyage. Petite communauté sur les bords du Danube, franche marrade en Finlande. En neige. Quelques conflits socio-cognitifs habituels, rien de grave. Tant qu’à leur foutre la paix, autant les laisser s’échapper un peu, après tout. Quelle libération ce fut ! C’est incroyable comme la démission du soi peut être jouissive, à l’occasion. Mourir libre devenait possible. Béat d’une quiétude presque sordide, il se voyait déjà, mi-flan, mi-limace, affalé ainsi des heures durant. Hélas. C’est un éclair brusque et désagréable qui le tira de la narcolepsie ambiante, dès lors que subitement apparut l’absence. Comment avait-elle pu devenir si visible ? Impossible de le savoir. Disons les choses comme elles sont : outre qu’ils ont toujours torts, les absents sont quand même habituellement des gros planqués.

(…)

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L’obsolescence (2016)

« L’obsolescence. Ouvrir l’impossible » est un ouvrage de recherche paru avec le soutien de l’UMR CNRS 7218 LAVUE et avec une préface de Chris Younès, à Genève chez MétisPresses, en octobre 2016.

4e de couverture

Qu’est-ce que l’«obsolescence»? Parfois confondue avec l’idée d’inadaptation et parfois envisagée comme synonyme de péremption, citée ici dans un discours contre l’autodestruction programmée et invoquée là pour témoigner du caractère démodé ou désuet des objets… L’enquête s’attache à fonder la notion d’obsolescence de façon rigoureuse pour en déployer les potentialités critiques et leurs multiples résonances avec l’actualité. Sont envisagés et questionnés des champs et objets d’études variés, de la critique de l’«obsolescence programmée» à la discipline architecturale. Avec à chaque fois une même hypothèse: l’idée qu’en l’obsolescence, entrevue comme figure de l’impossible, se cache aussi un formidable potentiel pour la pensée et la conception sociétale, spatiale, éthique et politique.

ISBN: 978-2-94-0406-95-1 ; 120p.

Récensions de l’ouvrage

– Adrien Abline, «  Mathias Rollot, L’Obsolescence : ouvrir l’impossible », Revue Critique d’art, printemps 2017.

– Anahita Grisoni, « Et si l’obsolescence, c’était plus compliqué qu’on ne pense ? », Revue Reporterre, 26 janvier 2017.

– Noé Gaillard, «L’obsolescence», revue Daily-passions, décembre 2016.

Reconnaissances

– Ouvrage pré-selectionné pour le Prix du livre d’Architecture 2017 de l’Académie d’Architecture.

– Ouvrage référencé par l’association « Halte à l’Obsolescence Programmée» (HOP) comme ouvrage de référence sur la question de l’obsolescence.

– Ouvrage cité dans les recherches d’Anthony Masure sur le post-numérique, les travaux de Roberto d’Arienzo sur les métabolismes urbains, le programme de recherche « Planned Obsolescence. Texts, Theory, Technologies » de l’Université de Liège, etc.

Débats publics organisés autour de l’ouvrage

« Architecture et obsolescence », débat avec Emmanuel Constant, Rencontre de l’atelier Bony-Mosconi n°6, juin 2017.